Voici quelques modes d’organisation financière.

L’argent est-il tabou dans votre couple? Il est vrai qu’il s’agit souvent d’une question délicate. Or il est important d’en parler et de s’entendre.

Dans son guide intitulé « Couple et argent; où en somme-nous? » l’ACEF de l’Est de Montréal décrit quelques modes d’organisation financière. En voici un aperçu…

• Colocs
On ne met pas en commun ses revenus, mais on partage moitié-moitié l’essentiel des dépenses : épicerie, logement, téléphone, etc.

• Moitié-moitié
Les dépenses du ménage sont partagées en parts égales, mais les engagements communs sont souvent plus importants que dans le modèle des colocs. Le hic? Le conjoint qui gagne le moins d’argent – souvent la femme – s’appauvrit. Tout son revenu sert à faire rouler la maisonnée. Il ne reste presque plus rien pour l’épargne et les dépenses personnelles. Cela peut causer bien des frustrations.

• Tout en commun
Les revenus et les dépenses sont mis en commun. Il peut y avoir un poste de dépenses personnelles où chacun retire de l’argent qui peut lui servir en propre. Le piège? Si l’un des deux conjoints est très dépensier, l’autre aura l’impression qu’il dilapide les revenus du couple. En outre, il est recommandé d’éviter de mettre tout son avoir dans un compte commun. En cas de décès ou d’inaptitude, les fonds seront gelés pour une durée indéterminée. Il est préférable d’avoir un compte conjoint pour les dépenses communes, et un compte personnel que chacun pourra gérer à sa guise.

• La péréquation
Les revenus et les dépenses sont mis en commun, et il y a un poste de dépenses personnelles. À la fin de l’année, les surplus sont redistribués en parts égales.

• Le prorata
Les conjoints partagent les dépenses communes au prorata des salaires. En faisant son budget, chacun met par exemple 55% ou 4 % pour les dépenses du ménage et garde le reste pour soi.

Selon vous, quelle est la répartition des dépenses la plus équitable? La parole est à vous.