19911425 300x246 Garantie prolongée : souvent inutile Récemment, on m’a offert une garantie prolongée sur le matériel électronique que je m’apprêtais à acquérir. Le hic ? Le vendeur ne m’a pas avisée au préalable de l’existence de la garantie légale. Or, cela contrevient à la Loi sur la protection du consommateur (LPC).

La LPC prévoit une garantie gratuite, soit la garantie légale. En vertu de cette garantie, les produits achetés ou loués doivent être en bon état, conformes à la description qu’on en fait dans la publicité, le contrat ou à ce qu’affirme le commerçant. Les produits doivent également pouvoir être utilisés normalement durant une période de temps raisonnable, compte tenu de leur prix, des conditions d’utilisation et des dispositions du contrat. Par exemple, si vous payez une télé numérique 800 $, il n’est pas normal que celle-ci ne fonctionne plus après six mois. Vous pourriez donc avoir recours à la garantie légale. Bref, la garantie prolongée se révèle souvent inutile.

Depuis le 30 juin 2010, avant de proposer d’acheter une garantie prolongée, le commerçant doit informer le consommateur de l’existence et du contenu de la garantie légale. Il doit également l’aviser de l’existence et de la durée de la garantie gratuite du fabricant. Sinon, le commerçant est réputé taire un fait important. Par conséquent, vous pourriez vous prévaloir des dispositions prévues par la LPC et demander la nullité du contrat, lit-on sur le site Internet de l’Office de la protection du consommateur.

Malheureusement, de nombreux consommateurs ignorent ces dispositions. Des commerçants aussi, semble-t-il…