Gratuité scolaire, gel des droits, hausse… Le débat sur le financement des universités fait couler des flots d’encre.

gratuite scolaire Pour ou contre la gratuité scolaire?

Certains sont partisans de la gratuité scolaire. Cette option est réaliste, a affirmé l’ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau, dans un entretien au Devoir. D’autres, notamment le parti libéral et les recteurs des universités, estiment que seule la hausse des droits de scolarité permettra de maintenir la compétitivité des institutions de haut savoir.

Pour financer les universités, diverses solutions sont mises de l’avant. Certains prônent une hausse universelle des droits afin de rejoindre la moyenne canadienne. À l’heure actuelle, les riches profitent du faible coût des études supérieures, ce qui serait inéquitable. D’autres, dont le gouvernement péquiste, semblent davantage partisans d’une indexation de droits. D’autres encore croient qu’une augmentation différenciée permettrait de résoudre le problème. Par exemple, un étudiant en lettres paierait des droits de scolarité moins élevés qu’un étudiant en médecine.

Certains, par exemple la Coalition pour l’avenir du Québec et Québec Solidaire signalent que les entreprises pourraient être mises davantage à contribution. Les étudiants, pour leur part, soutiennent que l’on pourrait réaliser des économies en améliorant la gestion des universités québécoises. Selon leur allégeance, ils préconisent le gel des droits de scolarité ou la gratuité scolaire20399803 195x300 Pour ou contre la gratuité scolaire?.

Il ne faut pas se limiter à un débat gauche-droite. La gratuité universitaire demeure un choix de société. Comme l’indique le professeur Denis Monière sur Vigile.net. « il est possible d’accéder à une formation de très haut niveau dans le cadre d’infrastructures ultra modernes, sans payer de frais de scolarité. C’est un choix de valeurs et d’allocation de ressources. » Bref, bien avant le fric, c’est une question de justice sociale. Une question qui fera jaser lors du Sommet sur l’enseignement supérieur. Cet événement aura lieu les 25 et 26 février à Montréal.

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